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[CLOS] De Fil en Aiguille. |
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Hamako Ito
Fondatrice des Ikeda

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Sujet: [CLOS] De Fil en Aiguille. Ven 13 Juin - 21:18 |
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« La notion de temps est solidaire du continuum espace temps. Les humains soutiennent pouvoir le plier à leurs envies les plus folles, et cela à plusieurs niveaux d'utilité. Les civils travailleurs se concentreront à leur tâche pour oublier leur labeur. Alors que dans les hauts rangs de la société guerrière, des techniques liées à la gravité prennent en compte l'inversion de la chaîne temporelle, tournée à l'avantage de l'utilisateur. (Se référer au lexique humain des astres guomatiques rotatifs page 109). Cette notion liée à l'esprit humain le pousse contrairement aux idées reçues, à des conséquences néfastes. Bien qu'on le pratique inconsciemment chaque minute, forcer le continuum espace temps volontairement entraîne à un réduction de l'existence. Non pas que le processus de décomposition antemortem de l'homme s'accélère mais que cette habitude dérègle notre horloge interne (Aussi nommée Chrona). Quant aux conditions de ce désastre, il suffit de préve... »
Hamako n'eut pas le temps de terminer son chapitre qu'elle se vit retirer son livre de Clamzu. Pendant qu'elle était accroupie dans un coin, une femme de la corpulence d'un taureau lui sourit de toutes ses dents. Sans attendre une réponse de la Ito, la grosse dame déclara en riant :
« _Ma poulette, je sais que c'est ton heure de pause, mais y a une jolie fille qui te demande à l'accueil »!
La gérante de la librairie rendit le livre à son employée puis ouvrit la marche pour revenir au devant de la boutique. Un long couloir séparait les deux femmes du comptoir, et, comblant toute la largeur du corridor, raclant les murs de ses cuisses épaisses, la patronne brisait tout espoir de la doubler. Mais on ne pouvait accuser la bonne femme, d'avoir noyé ses chagrins passés dans les nectars glacés servis aux terrasses. La vilaine avait prit Hamako sous son aile grasse depuis un mois, prenant le risque d'une arrestation pour avoir employé un travailleur non déclaré. Bref, son poids n'avait d'égal que son bonté et la tisseuse l'en avait longuement remercié. Le périple en compagnie de cette créature dérangeante n'était pourtant pas terminé. Et elle traînait des pieds, balançant sa masse colossale en contact avec les quatre murs. Honteuse, Hamako osa la comparer à un rideau de théâtre. Lourd, un drap qui lui cachait complètement la vue. Quand enfin elles parvinrent devant le comptoir, le rideau se déroba,et, posée devant elle le petit flocon apparu. Les yeux de Hamako s'humectèrent légèrement, son coeur chamboulé par une joie mal dissimulée. La fondatrice balbutia quelques mots incompréhensible. Cela faisait quatre jours qu'elles ne s'étaient pas vu et Hamako croyait avoir été oublié de la petite Yûki. À croire qu'elle était parvenu à faire fondre la glace de son coeur meurtri.
"_Je...Bonjour Yûki, je peux faire quelque chose ?". _________________ -Kagamiko Ikeda- [Inactif]. -Hamako Ito- [Inactif]. |
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Yû Yuyu
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Sujet: Re: [CLOS] De Fil en Aiguille. Sam 14 Juin - 15:15 |
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Des méditations, nombreuses, assise sur une masse d’herbe généreuse sur un ponton de fleurs que les Kiriens s’étaient fait une joie de chérir, ici, il n’y avait pas beaucoup de floraisons. Les bras sur les genoux, la tête dans ceux-ci, elle réfléchissait, la jeune fille n’allait pas vraiment bien. Sous les quelques rayons du soleil, luttant pour parvenir à se faire voir au vu des impatients nuages, Yû se préoccupait de tous ce qu’elle avait vu et vécu. Comment s’était-elle retrouvée ici ? Elle n’en savait plus rien, elle avait marché sans se soucier d’où elle allait. Mais quand son corps n’avait plus supporté le contact des nombreuses ampoules dessinées sur ses pieds endoloris, elle avait été obligée de s’asseoir, des ampoules ? Pourtant la jeune fille portait des sandales. La vérité, c’était que la jeune fille avait erré toute la nuit, jusqu’au petit matin et encore jusqu’au midi, jusqu’à être épuisée, sans jamais s’asseoir, sans jamais faire de pose, ne laissant aucun répit à ses malheureux porteurs. Voilà où l’avait mené sa longue flânerie. Sous les yeux de nombreux passants, elle ne bougeait plus, on aurait pu la croire morte si à un moment précis, elle ne s’était pas levée en sursaut pour reprendre sa marche à travers la ville. Ses pensées n’étaient pas plus claires, mais rester assise ici, sous les yeux des nombreux passants la dévisageant ne lui plaisait pas vraiment. Seule, elle errerait toute la journée jusqu’à ce qu’une affiche vint perturber sa marche silencieuse. Une boutique servant apparemment au tissage de vêtements lui faisait face, si elle poussait la porte, elle pourrait résoudre le plus petit de ses soucis. Elle essayerait de tirer un trait sur sa plus grande protection en en tissant une neuve, plus qu’un simple tissu, une simple étoffe, une véritable armure mais désormais, elle n’était plus rien, rien, il n’en restait que le bonnet. Je veux bien sur parler de sa cape brûlée il y a quelques temps par un étranger. Elle n’en montrait rien mais cela avait été une grande peine, comme tirer un trait sur un symbole solennel sur lequel on a juré d’être fidèle. Mais elle n’en fit rien, elle ne poussa pas la porte et continua son chemin sans même jeter un coup d’œil aux passants qui la regardaient. Au bout d’un moment, la Chuunin s’aperçut enfin que de nombreuses personnes la regardaient.
*Qu’est-ce qui leur arrive à eux ? Pourquoi ils me regardent ? Ahhhh !!! Serais-je encore en nuisette ?*
La jeune fille releva la tête et s’aperçut que non, elle n’était pas en nuisette. Ses vêtements étaient ceux des civils normaux. Non, non, rien de ça rassurez-vous, la jeune fille semblait très bizarre, c’est tout, on aurait dit un fantôme. Aussi pale qu’un mort vivant. Ses yeux semblaient ternes, comme l’ombre d’eux-mêmes, eux habituellement si vivant. Elle marchait bizarrement, encore une fois, sa démarche aurait pu être comparée à celle d’un esprit. Ne trouvant pas l’origine de tant de regards braqués sur elle, elle poursuivit. Yû ne savait pas ce qu’elle cherchait mais elle cherchait. Comme attirée par un aimant. Et soudain, elle s’arrêta. C’était une librairie prenant un peu forme de bibliothèque. Il eut un déclic dans l’esprit de la jeune fille. C’est alors qu’elle se souvint enfin. Hamako…. Sans attendre plus longtemps, elle pénétra dans la boutique. Quand elle fut au contact du sanctuaire biblique, elle éprouva un certain sentiment, comme de la sérénité. L’odeur de l’encre fraîche et la vue des visages concentrés des quelques client provoquait une ambiance particulièrement confortable. Alors, s’avançant vers le comptoir, la jeune fille fit face à une femme légèrement mal formée ? On ne pouvait pas la décrire comme la plus hideuse au monde car à part les proportions généreuses de l’inconnue, elle possédait un visage assez bien dessiné. Dans son état d’esprit habituel elle l’aurait sûrement rabaissée au plus haut point mais pas vraiment d’humeur à se moquer, la jeune fille se contenta de prier pour ne jamais ressembler à ça. Alors, la femme lui souriant pour lui demander ce qu’elle cherchait, la jeune fille répondit par un sourire plus terne que jamais. Elle cherchait Hamako mais Hamako comment ? Elle n’en savait rien.
« ….Je cherche….. Hamako ? »
La femme lui répondit par un sourire et s’éloigna vers le couloir. Yû attendit pendant quelques instants, espérant voir l’Hamako qu’elle connaissait. Alors, tournant son regard vers les ouvrages posés non loin du comptoir avant de finalement, une nouvelle fois, regarder en direction du couloir, elle le dévora des yeux. La femme réapparut quelques instants plus tard et à la minute même, c’est un sourire éclatant qui se dessina sur les traits spectraux de Yuki. Il y a quelques instants, on aurait pu lui donner son age facilement, désormais, elle ressemblait à une fillette. Hamako resta bouche bée devant Yû. Celle-ci souriait tandis que celle-ci semblait prête à verser une larme. Elle avait l’air toute aussi contente que Yûki de la voir, apercevant les quelques gouttes s’apprêtant à tomber, Yû grimpa sur le comptoir, et passa de l’autre côté, avant d’approcher sa petite main du visage et d’essuyer les petits éclats de cristal liquide.
« Allons, on a déjà assez pleuré la dernière fois tu ne penses pas ? Je passais dans le coin et j’ai pensé à toi alors contente ? La dernière fois, quand je t’ai dit au revoir, tu ne semblais pas du tout dans ton assiette ça va mieux maintenant ? » _________________ Osez-vous, dans la frustration absolue, me dire qu'autefois j'ai vécu ? |
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Hamako Ito
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Sujet: Re: [CLOS] De Fil en Aiguille. Lun 16 Juin - 14:15 |
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Ce fut parmi les petits bonheurs de la vie, l'un des plus intenses. Sous les paroles de Yûki, Hamako cessa ses pleurs, séchant la peau humide de ses paupières lourdes, seul signe apparent de leur rencontre. Alors que la fondatrice s'apprêtait à répondre à la jeune fille, la gérante de la librairie revint à l'attaque. C'était une vague bruyante qui venait frapper les roches tranquilles au bord de l'eau. La créature spectaculaire revint vers les deux femmes, brusquant les meubles et les livres à chacun de ses pas. Hamako écarquilla les yeux, stupéfaite. La patronne lui dit alors :
« _Ma poulette, je viens d'entendre ce que la jeune fille t'as dit. Tu te sentais mal ma cochonnette ? ».
Cette masse envahissante et attentionnée n'en était pas moins agaçante. Pourtant Hamako observa la grosse dame avec un sourire attendri, un peu triste. La tisseuse avait fait l'impasse sur tous les défauts de son amie, autant sur le poids physique que moral. Car si la gérante était très protectrice vis à vis de Hamako, la dame était débordante de générosité et d'empathie. Ancienne ninja de Kiri, elle avait démissionné à la mort de ses amis. À l'époque Chuunin, toute son équipe avait périt dans une arnaque. Leur employeur, un vieil homme qui n'avait pas de quoi payer la farine pour faire son pain leur avait caché la vérité. Présentant sa mission sous un rang E, on découvrit lors du déroulement de la mission qu'il s'agissait d'une mission de rang A. Et qu'il avait fait ça par manque d'argent. Hamako cependant, ne su jamais la raison de leur mort mais l'on ne retrouva pas le corps du vieux. Suite à cet événement déchirant, sa patronne se mit à manger pour oublier. Salant ses rations par le sel de ses pleurs douloureux. Ses parents à l'époque apportèrent leur maigres économies à la santé de leur fille pour la délester de son surplus de graisse. Il appelèrent des médecins qui voyaient bien qu'elle ne s'arrêterait pas, mais qui profitaient de l'argent de sa famille. Mais lorsque les deux moururent, la patronne doubla son chagrin et ses rations, payant dans le malheur les conséquences de son obésité. Hamako pensait que Yûki se buterait à son physique affolant et à son caractère envahissant. On ne pouvait changer le plus profond de soi en une simple discussion nocturne. Comme on ne pouvait changer la timidité de Hamako, qui se tourna vers la pauvre patronne. Elle dit alors, avec une voix tremblante qui la trahit dans son mensonge :
« _Non patronne. C'est gentil de vous inquiéter mais je n'ai rien eu, juste de petits vertiges. »
La grosse dame poussa un petit cri étouffé, choquée par les paroles de son employée :
« _Ne bouge pas, je t'apporte de l'eau ».
À quoi bon protester, il valait mieux abuser de soins superflus plutôt que d'en manquer. Lentement et difficilement, la patronne s'éloigna vers l'arrière boutique avant de disparaître. Hamako fit face à sa protégée puis lui adressa un sourire gêné. _________________ -Kagamiko Ikeda- [Inactif]. -Hamako Ito- [Inactif]. |
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Yû Yuyu
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Sujet: Re: [CLOS] De Fil en Aiguille. Mar 17 Juin - 10:47 |
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La veuve semblait avoir à nouveau regagné la timidité de leur première rencontre. Pourtant, après ce qu’elle avait pu voir, ce n’était pas l’audace qui lui manquait. Peut-être était-ce une façade et que sa véritable personnalité était-elle celle-ci. Une femme d’une timidité maladive même avec les gens qu’elle semblait apprécier. Seulement, ce qui apparaissait comme sa patronne intervint avant même qu’Hamako puisse répondre, coupant ainsi toute tentative de s’exprimer pour la femme ayant fait l’effort d’ouvrir la bouche pour répondre. Elle était lourde, très lourde, elle ne voulait pas lâcher les deux d’une semelle. Si Hamako n’était pas là et si elle ne semblait pas si gentille à l’égard de cette femme, désormais ayant retrouvé son humeur habituelle, elle l’aurait sûrement descendue au plus bas point de l’échelle, l’humiliant comme jamais. Par respect, elle n’en fit rien. Elle se contenta de penser qu’elle était assez embêtante et qu’elle ferait mieux de filer. C’est alors qu’Hamako prit enfin la parole. Yû croyait voir dans sa voix de profonde tristesse, tremblante sans doute comme à son habitude mais triste. Triste fut alors son sourire. La patronne se dépêcha de partir pour une raison qui avait échappé à Yuki, absorbée par ses pensées. Quelques instants de silence avant que Yû réalise enfin que la patronne était partie.
« Mmmh ? On peut changer d’endroit ? Derrière le comptoir, ce n’est pas vraiment l’idéal. On peut aller par-là ? »
Défiant le regard d’Hamako, pas question qu’elle fasse avec elle ce qu’elle faisait avec sa patronne, avec elle, elle ne s’en tirerait pas par un sourire timide, elle voulait de vraies réponses. S’éloignant vers le couloir sombre, ne possédant qu’une minuscule lampadaire affaibli par le temps et par la tapisserie bleue de celui-ci, Yû s’arrêta brusquement, avant de dire :
« Cette femme….elle a l’air de t’adorer. Tu as de la chance. Pourquoi lui mens-tu ? Je sais très bien que ça ne va pas. Alors ? »
Désormais, elle prenait les choses en main. Elle était bien décidée à faire sortir la fondatrice de sa timidité afin qu’elle se confie en intégralité et qu’elle puisse abandonner cette timidité pour qu’enfin celle-ci puisse parler librement. _________________ Osez-vous, dans la frustration absolue, me dire qu'autefois j'ai vécu ? |
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Hamako Ito
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Sujet: Re: [CLOS] De Fil en Aiguille. Mer 25 Juin - 9:35 |
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Hamako déglutit péniblement. Le mystère qui l'avait construit, méritait-il vraiment d'être révélé ? En versant sur le coeur de la jeune fille les révélations douloureuses, la vague de mélancolie et d'incompréhension submergerait les deux femmes une nouvelle fois. La tisseuse s'éclaircit la voix, jouant des mains avec délicatesse pour revêtir un kimono plus chaud. La boutique était victime du froid quotidien qui léchait les murs humides de la ville. Et les prévenus toujours prenaient le soin de fermer portes et fenêtres, se cloîtrant chez eux, se réchauffant par les passions humaines. Hamako invita Yûki à la suivre, alors que sa patronne revenait pour la troisième charge derrière le comptoir. La fondatrice pour honorer son geste futile trottina de petits pas légers en sa direction. L'eau du verre disparu, en une fois dans la gorge déployée de Hamako. Les deux femmes sortirent alors. Un vent glacial les surprit, lorsqu'elle s'immobilisèrent sur le banc d'en face. Mais elles pourraient ici discuter en paix. Le calme saisissant dominait les lieux aux couleurs délavées et tristes. Le vent, son ami n'avait pas poussé bien longtemps les plus douillets à s'enfermer. Les villageois , dans un rituel banal avaient joint leurs volets et vérouillé leurs portes à l'abri d'un Mal invisible. Pourtant les deux femmes ne ressentaient rien. Seuls les rats toussaient, avertissant l'épidémie dans la substance poisseuse que sécrétait leur museau pourrissant. Hamako en percuta un, dégoûtée par la non subtile odeur de cette pauvre nature. La tisseuse prit la parole, après trois longues secondes de contemplation de l'animal :
« _J'envie les gens qui ne ressentent rien pour eux ni pour personne. Ils ont plus de force que nous. Elle n'est pas éphémère, et ne les abandonne pas comme nous quand les doutes nombreux nous cernent et nous fouettent. Écoute Yûki, révéler le comment de mon avenir ne portera aucun intérêt. Si ce n'est plus un secret, comment le qualifierais-je ? Du temps où j'ai tué j'aurais pu te le dire. Sache juste que je l'ai fait par une intention puérile de rester belle durant ma vie, et au delà. »
Elle s'arrêta de parler, simplement. N'ajoutant rien et pourtant le désirant tellement. Si il était vrai que Yûki l'avait libéré de son mari, elle mettait fin maintenant à sa longue vie. _________________ -Kagamiko Ikeda- [Inactif]. -Hamako Ito- [Inactif]. |
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Yû Yuyu
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Sujet: Re: [CLOS] De Fil en Aiguille. Jeu 26 Juin - 12:15 |
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Alors que la petite hypocrite coinçait l’accablée de chagrin entre deux murs, faible silhouette d’impuissante physique, la femme aux allures de remparts revint avec son verre promis de flotte destinée à soulager les peines d’Hamako. Mais que pourrait bien faire un verre d’eau, minuscule récipient de 25 ml face aux tonnes d’inquiétudes pesant sur celle-ci. La jeune fille ne pouvait deviner en quoi l’étoffe des soucis était faite mais il était sûr que de grands tourments, elle souffrait. Il suffisait d’étudier son visage, pénétrer ses yeux, bien que tout le monde ne dévisagea pas autant que la jeune chuunin. De plus, Yû ne put que souligner l’attachement à Hamako qu’avait cette femme, elle en était tellement absorbée qu’elle en avait oublié d’offrir ne serait-ce qu’une simple coupelle du liquide, désagréable sensation d’être invisible. Passant sur ce petit détail sans grandes conséquences, elles sortirent du bâtiment après qu’Hamako eut fini d’en achever le contenu. Le souffle de l’air était vif, pourtant pas si froid que ça. Yuki copia les gestes d’Hamako et, comme elle, s’installa sur l’amas de bois. Il n’y avait plus autant de visages, tous semblaient avoir déserter la place. Seuls quelques courageux osaient montrer le bout de leurs nez aux extravagances de la météo, intempérie habituelle mais au combien irritante. Renouant le nœud avec lequel elle s’était attachée les cheveux, elle écouta attentivement les paroles que prononçait la femme brune, ne prêtant aucune attention aux rats vagabonds, pas d’inquiétudes avoir, ceux-ci s’enfuyait quand il voyait un danger mais restait à leur places si rien ne se passait. Comme toujours, elle entrait dans une grande spirale d’incompréhension. Même si elle ne parvenait pas à réunir les pièces du puzzle complexe qu’était l'histoire d'Hamako, au moins, celle-ci semblait faire des efforts afin de lui parler d’elle, entité de secret. Elle parla de tuer, encore ? Elle en avait déjà fait allusion la dernière fois, serait-ce la vérité ? Il ne semblait y avoir aucune parcelle de mensonges quelconques dans l’attitude de celle-ci. Pourtant, Yû ne jugea pas, attendant d’être éclaircie sur ce point. Au cours de tout ce qu’elle avait dit, il y avait plusieurs choses qui revenait sans cesse, notamment le nom de Dosan. La jeune fille resta muette, attendant plus de la femme, mais celle-ci s’était tue et ne semblait plus vouloir en dire davantage. Yû prit la parole.
« Hamako ? Moi, je t’écoute, je ne dirais rien, parles-moi de tes secrets même si ce n’en sont plus. Hamako, parles-moi de….Dosan, qui est-ce ? »
Avec une réelle envie d’en savoir plus, la kirienne s’approcha un peu plus d’Hamako, pour ne manquer aucun de ses dires.
[Petit post ><] _________________ Osez-vous, dans la frustration absolue, me dire qu'autefois j'ai vécu ? |
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Hamako Ito
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Sujet: Re: [CLOS] De Fil en Aiguille. Ven 27 Juin - 0:50 |
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La femme à la fine silhouette se redressa sur le banc. Moisi par l'humidité, les personnalités riches des deux êtres mélancoliques en avaient fait un siège de valeur sur lequel elles trônaient. Reines des mystères, leur passé voilé donnait à leurs paroles nostalgiques une couleur d'incompréhension. Masqué par le tissus riche des sentiments synesthésiques. Hamako soupira, observa Yûki dans un silence communicatif où elle fit entendre son retour. Car elle se leva et disparu dans la bibliothèque. Sans compter les lourdes interrogations de la patronne sur son état de santé, le silence ne fut brisé, pas même par la chasse du chat aux rats malades. Une fois revenue sur le trône froid des secrets féminins, Hamako portait un petit livre à la couverture délavée. Comme le ciel qui lui faisait face là haut, le recueil pâlissait, miroir des réalités inexpliquées. Son contenu était le même, juste reflet de l'humanité mesquine, par un jugement misanthrope. Hamako ouvrit le livre à une page précise dont elle en rapporta les propos à sa protégée :
« _La manipulation des êtres proches est une forme dérivée de la persuasion. Plus poussée vers la mesquinerie, elle fût indispensable à nous tous pour forcer ce qui nous contrariait. Pensez en ce que vous voulez, mais elle peut être incarnée par une enfant. Mes propos paraissent misogynes, mais ne le sont en rien puisque la société a voulu que l'incarnation de l'innocence faussée soit celle d'une petit fille. Suivons la donc dans son jardin, où ses parents assouvis sont à ses pieds. Ses ongles orgueilleusement droits sont nappés d'un épais vernis. C'est par le sentier de la persuasion qu'elle empruntera qu'elle arrivera à la manipulation des êtres devoués à sa cause puérile. Il suffit que ses paroles agiles tâtent le coeur zélé de ses géniteurs pour qu'ils cèdent à ses caprices. On peut obtenir ce que l'on souhaite de cette manière : flatteries, promesses ou implorations hypocrites à l'appui. »
Hamako ferma le livre, tournant son regard inquiet vers la pâle jeune fille. Comme pour continuer les propos de l'auteur, elle se leva. Elle hésita mais fixa enfin Yû dans les yeux :
« _On ne peut changer le caractère profond d'une personne Yûki; pas en une soirée. Tu sais, si le livre peut nous prévenir d'un mesquinerie c'est bien celle des rumeurs des villages. On a dit tellement d'horreurs sur moi, que je ne fais plus confiance à personne pour dire la moindre chose. L'autre soir tu m'as touché Yûki, mais si tu es de ces humains qui de leur langue fourchue déforment les secrets révélés, alors notre amitié naissante prend fin ici. Je ne sais pas lorsque tu es sincère, et tu ne pourras pas me prouver que tu l'es. Ça ne changera rien au fardeau que je garde coincé dans ma gorge. C'est la chaîne des douleurs qui tiraille mon âme. Mais dans l'expérience où mon mental m'échappa parfois, mon coeur battu m'offrit la sensation dérangeante d'une souffrance jouissive. Maintenant que le coup divin s'apprête à tomber sur ma tête nue, est-il vraiment utile de te cacher mon histoire ? Cependant, je ne peux croire ce que je dis. Chaque humain ressent toujours le besoin de marquer cette terre par le souvenir. Crois-tu Yûki, que mon désir de partir anonyme est le refus de la banalité ou la peur d'être jugée ? » _________________ -Kagamiko Ikeda- [Inactif]. -Hamako Ito- [Inactif]. |
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Yû Yuyu
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Sujet: Re: [CLOS] De Fil en Aiguille. Sam 28 Juin - 15:26 |
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La réponse qu’elle attendait ne vint pas. Au lieu de cela, celle-ci se leva du banc, retourna vers la bibliothèque. Yû crut voir là de la fuite, lâche repli vers son lieu de pèlerinage quotidien. Elle put apercevoir par les lambeaux de fenêtres usées par le poids des années, cette femme à l’apparence de biche à nouveau interagir avec le nounours doux et protecteur qu’était sa patronne. Il devait y avoir longtemps que ces lucarnes ovales n’avaient pas été rénovées, coin évité, pratiquement maudit par les villageois ne reconnaissant pas les valeurs du savoir profond. Endroit désert, très peu fréquenté, froid. Comme un endroit reculé de toutes contrées, où seuls quelques téméraires, à l’image d’Hamako, parvenaient à s’y réfugier. Seuls les érudits ont le pouvoir de changer la face du monde, d’apprendre de leurs erreurs. Hélas, très peu nombreux, sont ceux qui pensent ainsi. Mais revenons au sujet principal, celui n’étant pas ciblé sur l’histoire de cette librairie prenant forme de bibliothèque morbide, celui de deux femmes proches mais lointaines, dans un certain sens. Elle revint quelques secondes plus tard avec un livre dans les mains. Elle n’en lut qu’une partie que déjà les traits de Yuki commençait à s’affaisser. Mi-triste, mi-fatiguéee. Celle-ci buvait ses paroles bien prononcées qui, sans hésitation, affirmait les dires d’un grand romancier, icône respectée chez tous les connaisseurs. Malgré un texte soigneusement ordonné, des structures de phrase comme nul autre n’en fait et un sujet dont tout le monde n’ose pas toujours en faire la lumière, la jeune fille se demandait bien où elle voulait en venir mais plus important et surtout plus amer, à travers ce texte, elle savait qu’il la visait directement. Après avoir fini le petit texte de lecture, celle-ci pénétra le regard de Yû avant de s’exprimer, presque de la même manière que l’auteur. Elle en fut directement touchée, encore une fois, celle-ci n’avait pas répondu à ses questions mais le pire, étant qu’elle n’avait pas cherché à fuir mais à affronter radicalement la personnalité mensongère de la jeune fille. Cependant, ceci eut un effet carnassier, presque tueur, la jeune fille retrouva la pâleur spectrale qu’elle avait en venant d’ici et d’un ton lourd, accablé, morne. Regardant le sol et faisant revenir ses jambes à son torse, de peur des rats ayant investi les lieux, bien décidés à ne pas décamper malgré, quelques fois, des petites fuites devant les plus grands humains. Tête sur les genoux retenus par les bras puis ramenés à son torse, yeux fixés sur un point invisible au sol.
« Je…Il y a quelques temps, si je ne te connaissais pas, sûrement après avoir entendu tes paroles piquantes, je t’aurais fait un sourire afin de cacher ma mauvaise humeur et ainsi te berner afin d’obtenir ce que je désire réellement et petit à petit, flatter ta personne afin que celle-ci me révèle tous les secrets de son existence. Savoir…C’est une chose pour laquelle l’homme cherche beaucoup, c’est, je pense la troisième chose après l’argent et le pouvoir que l’homme recherche. Enfin….pour les plus scrupuleux. Mais vois-tu, en ce moment, si j’ai cherché à savoir, ce n’est pas par curiosité ni pour te porter atteinte mais afin…de m’approcher de toi car indirectement sans le savoir, je crois, tu gardes une barrière autour de toi, un mur immense, invisible, infranchissable. Tes mots me blessent et m’aident en même temps mais tu as raison Hamako, si nous ne sommes pas capables de nous faire confiance, mutuellement et que notre relation n’est qu’un voile de mensonges et d’hypocrisie, alors c’est ici que cette histoire prend fin. Je…Je sais que changer me demandera de grands efforts car, même sans le vouloir, des fois, je ressens le besoin de faire du mal, ça me prends, soudainement, j’ai envie de tout casser, de tout prendre, de tout tuer, de taire ses voix en moi qui me disent que ma place n’est pas ici et que je ne suis rien, tout réduire afin de n’être plus que moi-même mais je me contiens et cette colère, je pense….s’évanouit en moi et se répands, comme un poison meurtrier sur toutes les personnes que je rencontre et sur lesquelles je verse de cette substance fatale. Je perds, de jour en jour, l’éclat de mes plus beaux souvenirs sans jamais réussir à m’en faire d’autres, plus beau. Chaque jour, je m’enfonce. Avant je prenais le fait de me jouer des autres pour un jeu et j’avoue…. »
A ces mots, ses doigts de pied se crispèrent et son étreinte sur ses malheureux genoux se resserra. Elle s’arrêta quelques instants afin de se calmer, elle n’avait pratiquement laissé aucun espace, aucun répit à son malheureux souffle. Et c’était vrai, il y avait des fois où des voix dans sa tête, venues du fin fond de sa conscience la hantait tellement qu’elle n’en trouvait pas le sommeil, qu’au matin, elle se défoulait sur elle-même ou bien sur la seule personne vraiment proche d’elle. En ces matins là, il ne fallait pas se trouver en sa compagnie. Des pupilles d’un bleu clair et d’un vert jade se rétrécissant pour laisser place à un espace de noir intense. Et quand l’envie lui prenait de pleurer, les larmes ne sortaient pas. Rien, comme, comme si, elle n’existait pas.
« ….Que ça m’amusait. Mais plus maintenant. Aujourd’hui, ça m’énerve, ça prends trop de place mais quand j’essaye d’arrêter, ça ne veut pas et inexorablement, j’ai toujours de mauvaises pensées. Il y a quelques temps, j’ai commencé à relâcher la pression de mes pensées et à les laisser courir au grès du vent mais je me suis bien vite rendue compte que cela n’apportera rien et que la seule façon de me sentir mieux c’était d’empêcher et de cesser ce flux incessant d’ondes négatives. J’ai essayé mais jamais je n'ai réussi, jamais. Et puis, il y a eut toi, Hamako. Pour la première fois, j’ai ressenti que je pourrais me confier à quelqu’un, sans avoir peur. Indirectement, quand je te regarde, tu me fais penser à quelqu’un que j’adorais mais qui aujourd’hui, n’est plus que l’ombre d’elle-même et en toi, je retrouve cette image protectrice. Alors, si ça a marché avec toi, ça marchera avec d’autres hein ? Tout n’est pas perdu, je peux encore changer n’est-ce pas ? »
Il eut un moment de silence avant que celle-ci ne se lève, interrompant cette discussion tapante, qui, comme la foudre, lui coupait la source de sa fougue et al rendait ainsi, comme nue, inoffensive. Dans un mouvement de recul face à Hamako et, chassant les quelques rongeurs approchant sa direction, celle-ci s’inclina et avec un très beau sourire, cependant n’osant pas croiser son regard.
« Bon….et bien je dois y aller. Hihi….A la prochaine, ne t’en fais pas, je reviendrais !!! »
Elle avait peut-être eut tort de venir, désormais, c’était elle qui fuyait et qui, dans le silence, se laisserait happer par ce qu’on appelle la détresse. Non, en fait, sans même sans rendre compte, depuis le début...c'était toujours elle qui fuyait, toujours...Oui, elle avait eut définitivement tort.
*Mais à quoi est-ce que je pensais avec mes cheveux mal coiffés et mes pieds fatigués ? Quelle grosse erreur, j’ai honte !!! Je pense…que plus jamais je ne reviendrais la voir, je suis de ceux qui ont une langue trop fourchue, toujours à l’aiguiser pour qu’elle devienne toujours plus tranchante. Elle ne mérite pas ça….Oui, pas ça….* _________________ Osez-vous, dans la frustration absolue, me dire qu'autefois j'ai vécu ? |
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Hamako Ito
Fondatrice des Ikeda

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Sujet: Re: [CLOS] De Fil en Aiguille. Mer 2 Juil - 12:37 |
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Yû ne lui laisse pas le temps de réagir. Sur la distance élastique qui se tendait de plus en plus entre elles, la tisseuse se plongea dans une réflexion intense. Elle devait trouver un moyen rapide et efficace pour faire revenir sa protégée à ses côtés. Elle quitta le banc, levant son kimono à travers les fils glacials du vent pour la poursuivre. Hamako et son écho l'interpellèrent à l'unissons. Ces voix grandioses transformèrent la pâle cité de Kiri en un frisson d'émotion. Son cri durant avait percuté les murs d'espoir de son corps. Yûki, Yûki, il fallait qu'elle reste auprès d'elle, Yûki ! Alors la petit fille se retourna, lentement, sa volonté de fuir mêlée à une irrémédiable lassitude. Lorsque Hamako fut face à elle, ses pores échauffés par la course s'ouvrirent, nappant la peau de la fondatrice d'un doux vernis salé. C'était l'un des seuls moyens d'avoir chaud dans ce pays que de pratiquer du sport. Sa main se posa d'elle même sur l'épaule de Yûki qui ne la retira en rien. Lorsque les deux femmes furent immobiles Yû lâcha avec une certaine distance :
« _Oui ? »
Cette question simple et froide froissa le coeur de Hamako, réalisant sur le coup que le jugement de Clamzu était partiellement faux. La fondatrice débita un nombre incroyable de paroles. Soutenant qu'elle pouvait lui faire confiance, et que les humains n'étaient pas tous de venimeux racontars. Yû pouvait changer de comportement et aussi, et Hamako le sentait, faire preuve d'honnêteté. La seule réponse qu'elle reçu fut un rictus effroyablement hypocrite et malsain. Hamako à présent n'était plus d'humeur paisible. Heureusement pour Yû que son mari avait quitté son corps, car les conséquences sur sa jeune vie auraient été mortelles. Hamako la foudroya, de ses yeux mis clos et exaspérés. Elle cria alors :
« _Arrête ça Yûki !! Tu ne fais que souffrir plus. Tu vas devoir changer, tu m'a appris à l'instant que les hommes n'étaient pas tous des serpents alors cesse de te comporter si lâchement !! J'ai fondé un clan soixante-dix années plus tôt, et nous avions comme principe de ne pas montrer nos sentiments devant l'ennemi. Mais là Yûki !! Sommes nous devant un ennemi ?!!! NON ! Je te ferais devenir honnête, puisse être la seule chose que je f...
_Tu perds ton temps, coupa sèchement la Chuunin. »
Hamako saisit le regard de Yû. Ses poils se hérissèrent, et un bruit sourd brouilla les rumeurs des avenues alentours. La fondatrice venait déjà de marquer un point, la faisant s'exprimer d'une manière détestable mais qui n'en restait pas moins honnête. Un rictus différent s'étira sur le visage doux de Hamako, à son coeur elle mêlait indignation et satisfaction. La première pour avoir craché sur ses paroles sans même les écouter, la seconde pour avoir déclenché le début d'une possible sincérité chez Yûki. Alors ne lui adressant plus la parole, la fondatrice d'une démarche frustrée, rentra dans la boutique. Ses muscles échauffés par la rancune, elle claqua la porte fort pour qu'elle résonne dans le coeur de la Chuunin.
_________________ -Kagamiko Ikeda- [Inactif]. -Hamako Ito- [Inactif]. |
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Yû Yuyu
Chuunin

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Je ne me présenterais sous aucune autre bannière que celle de Kiri
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Sujet: Re: [CLOS] De Fil en Aiguille. Ven 4 Juil - 19:59 |
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Celle-ci s’arrêta, et se retournant, sous l’emprise d’Hamako, presque instinctivement sa réponse fut un : Oui ? froid et démoralisateur. Celle-ci s’exprima sur bien des choses, tentant de rattraper son erreur fatale, mais douce amertume, semblait-il que l’humeur ne soit plus à la parlote. Pressée, la jeune fille ne se heurta pas à la fondatrice, pourtant bien déterminée à engager le dialogue et préféra répondre d’un autre de ces sourires trompeurs, voilés de mensonges et de simulations. Celle-ci réagit comme une alarme, hurlant. Yuki, Yuki, Yuki, cela faisait bien longtemps que plus personne ne l’avait appelé ainsi et cela….Lui remémorait les souvenirs anciens, enfouies, rejetés dans le plus profond de sa conscience. Supplice que d’entendre à nouveau son nom prononcé comme si de rien n’était et en même temps, tellement réconfortant. Une sensation difficile à qualifier. « Sommes-nous devant un ennemi ? »
*Non, Hamako, tu n’es pas mon ennemi, en revanche, moi, je risque de l’être pour toi. Tu n’as pas besoin de moi, mais moi, j’en ai effroyablement besoin….Alors, ne reste pas plantée là à essayer de me faire comprendre des choses que je comprends déjà. Honnête ? Non….Plus jamais ça. J’ai déjà essayé mais c’est tellement douloureux…La trahison.*
Il fallait couper les liens. En finir avec cette histoire. C’était trop douloureux pour continuer. Le chemin parait court mais ce n’est qu’une fois qu’on a commencé à enjamber les ronces de la remise en question que l’on voit à quel point la route est longue et semée d’embûches, et, quand on voit enfin venir le bout de l’itinéraire, quelque chose vous attire désespérément vers le chemin du retour, vous pourchassant et s‘accrochant comme un aimant. Et quand vous y voyez enfin clair, vous vous rendez compte qu’en fin de compte, tous ses kilomètres parcourus n’était rien, que vous vous êtes fatigué pour rien puisque tout le parcours est à refaire, triste constatation d’impuissance face au destin. Et ce chemin, Yuki l’avait emprunté bien des fois, sans jamais en trouver le bout, comme s’il n’y en avait pas et perdue au milieu des épines des plus robustes fleurs, enfant plongée dans le noir, la fillette n’a jamais trouvé ni sa destination, ni même le retour, coincée depuis des années au même point. Jusqu’à ce que, un petit point lumineux vienne enfin éclaircir son chemin, lui permettant deux pas supplémentaires. Hélas, trop de ronces, trop d’obscurité et de silence, elle a perdu la petite lumière de vue. Une lueur, qui, probablement, ne reviendra plus jamais. **Mon enfant….Tu n’as plus d’issu ? Tu t’es perdue ? Tu as peur ? Et bien, détruis tout ce que tu touches, tous ceux qui te touchent et tous ceux qui te toucheront. Ainsi, plus rien ne t’atteindra plus jamais et immunisée de douleur, ta fin sera paisible et ces ronces qui te retiennent au sol, empêchant ton envol, deviendront ton seul et unique repère. Dors ma douce, bientôt ton sommeil sera éternel.**
« Tu perds ton temps ! »
De retour dans le monde réel, plus cruel encore. Puis Hamako, après avoir regardé longuement Yû, fit demi-tour et claquant fortement la porte, laissa la jeune Chuunin seule, confirmant la thèse du chemin trop ardu, seule face à la petite voix dans sa tête lui disant de tout détruire pendant qu’elle, construisait d’épais remparts autour de son cœur qui lui, chaque jour se noyait dans sa propre prison et tentant d’échapper aux démons de son âme, s’est finalement cogné sur la muraille de son esprit et trop étourdie, est entré dans les filets d’un ennemi invisiblement mortel.
*C’est mieux ainsi Hamako C’est gentil d’essayer mais tu perds ton temps….Je ne comprends pas ton sourire mais je suppose qu’il veut dire la même chose que le mien. Je ne veux pas que toi aussi tu te perdes sur le chemin qui mène à la liberté de l’expression. La clé, je l’ai perdue depuis longtemps et pauvre fille que je suis, ai cru que quelqu’un viendrait un jour me libérer. Comme dans un comte pour enfants…..Court et futile fut mon rêve. Je suppose que c’est ici que l’on se dit au revoir. Soit, adieu….
…
**Héhéhéhéhé !! Viens à moi…Vois comme je suis fidèle, tu m’as abandonnée quelques instants, en ami dévoué je t’ai attendu, te revoilà….Ma belle, viens mes bras….**
Le visage de la jeune fille devint alors aussi livide qu’un linge blanc. Là, devant une bibliothèque aux allures de ruines où seuls quelques personnes, derniers résistants aux assauts incessants de nouvelles plaies, une jeune fille faisait face à l’être qu’elle était. Tristement, cette nouvelle vague de solitude qui l’attendait, béante, la bouche grande ouverte, les bras aussi grands que les plus hauts arbres fermés au bout par un cadenas dont la clé se verrait jeté dans la plus profonde des abysses qui puissent exister, profondeur de l’âme tourmentée. Et doucement, cette masse froide et étouffante tomberait sur Yuki pour l’envelopper d’une brume encore plus dense que les précédentes. Et lentement, elle quitta l’endroit….
Hamako….Hamako….Sakurako….Sakurako….Ne pars pas….Ne m’abandonne pas, tout le monde est contre moi !!! Sakurako-chan !! Sakurako-chan !!! Pourquoi personne ne veut jouer avec moi, même quand je me montre gentille ? Ils parlent sur moi, toujours dans mon dos. Pourquoi mets-tu ton manteau ?? Où vas-tu ? Où vas-tu ? Restes !! Restes !!
Dans les rues qui commençait à devenir sombre du crépuscule, des souvenirs commençaient à se remémorés, puissants. Encore une nuit qui s’annonçait…difficile.
[Ma foi, bonne chance ^^ Trois jours pour ce résultat, chuis pas super fière m'enfin bon] [Rp clos] _________________ Osez-vous, dans la frustration absolue, me dire qu'autefois j'ai vécu ? |
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[CLOS] De Fil en Aiguille. |
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